Interview #38 – Vincent Favre

Bienvenue à toutes et à tous pour cette nouvelle interview, notre invité du jour est un photographe qui habite dans la Drôme (26) en région Auvergne Rhône-Alpes ! Vous retrouverez donc son interview et la présentation d’une sélection de 8 photos faites par ses soins juste en dessous ! Vous pouvez retrouver les autres interviews par ici, si vous êtes curieux ! Aller c’est parti !

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Bien-sûr. Parler de l’environnement dans lequel j’ai grandi peut servir à me définir : je suis né il y a 42 ans dans la Drôme, un département aux paysages verts et variés. Les origines de mon père sont savoyardes, j’ai passé quasiment toutes mes vacances de jeunesse à arpenter les montagnes des Alpes. Mon attrait pour les grands espaces vient de là. Il y a beaucoup de personnes hypersensibles dans ma famille, je pense avoir hérité de ces gènes et de ces traits par mon éducation. Ceci me permet de ressentir de manière plus intense ce qui m’entoure. J’ai aussi besoin de l’exprimer, et de plus en plus fort depuis ces dernières années.

Comment es-tu tombé dans la photo ?

Mon père emmenait toujours un appareil argentique Agfa… parfois il me le prêtait et les premiers déclenchements ont commencé. Je ressens et j’entends encore le petit clic léger au moment où j’appuyais sur ce beau bouton orange. Arrivé à l’âge adulte, je me suis acheté mon premier reflex argentique, un Canon EOS 300, qui m’a accompagné quelques années dans ma pratique amateure. Puis le numérique est arrivé. Mais comme je suis très lentement les modes, j’y suis venu tardivement. C’est cet outil qui m’a permis d’en faire ma profession (pas la seule, car je partage toujours cette activité avec une activité salariée dans le sport, le volley-ball). Pas besoin de laboratoire, un ordinateur suffit pour traiter la post-production. Ceci a ouvert la pratique à plus de monde, et je pense que la qualité globale des images s’est depuis largement améliorée (plus de monde, plus de talents découvert, un apprentissage plus rapide car un contrôle immédiat du résultat permettant de se corriger et de progresser).

Quel(s) style(s) préfères-tu pratiquer ?

La photo de nature en général, les paysages, la photo de fleurs et de faune sauvage (même si je fais occasionnellement du portrait, du reportage social …). Ce sont des sujets qui m’accompagnent depuis que je suis tout petit, que j’aime et dont la beauté mérite d’être partagée. Nous vivons une époque où notre espèce ne connaît plus son environnement de vie et s’y oppose même. Avec l’urbanisation à outrance, l’industrialisation, le non respect des espèces animales, une distance s’est créée. Nous courrons littéralement à notre perte si nous ne changeons pas de point de vue. J’espère en convaincre certains, en montrant l’incroyable beauté qui nous entoure.

Quels sont tes projets actuels ou futurs, sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Je n’ai pas réellement de projets actuellement, si ce n’est celui du « lobbying » en faveur de la nature (je déteste le mot lobbying, mais il faut bien des opposants à celui des industriels, à ceux qui saccagent notre Monde). A l’avenir, je sais que le désir d’éditer un livre de belles images me reviendra. La tendance vers le tout numérique laissera-t-il toujours de la place pour ce format, je ne sais pas. Je garde un très beau souvenir de l’édition partagée avec des amis photographes de nature, le livre « Bouts de Planète », préfacé par Frédéric Lopez.

Quels sont les photographes qui t’inspirent ?

Réponse très difficile à traiter aujourd’hui tant nous sommes inondés d’images « grâce » aux réseaux sociaux et à Internet en général. Marc Adamus est un excellent photographe dont l’univers un peu féerique me plaît. En photo animalière, il y a un photographe français que j’apprécie tout particulièrement, il s’agît de Vincent Munier. L’élégance de ses images est à l’image de qui il est, ça me plaît. Élégance, humilité, des valeurs à préserver. J’aime aussi regarder les images de sujets différents, portrait, architecture, nu, journalisme, photo sous-marine … j’ai des goûts hétéroclites. Je pense que la peinture, le dessin, la musique sont aussi des sources d’inspiration moins directes, mais je suis hors-sujet n’est-ce pas ? 🙂

Pourquoi fais-tu de la photo ?

C’est un outil simple et direct que j’utilise pour faire passer mon message : la nature est belle, riche, indispensable à notre survie, source d’immense plaisir et de bien-être. Nous avons commencé à la détruire alors que nous n’en connaissons qu’une infime partie. Nous avons encore beaucoup à apprendre d’elle.

Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Ma sensibilité se transcrit en d’autres formes artistiques. Je dessine (aquarelle, crayons), je joue de la musique (guitare principalement). J’aime faire du sport, et ce qui était plus jeune un objectif de compétition (volley) évolue désormais principalement vers une simple recherche de plaisir : randonnée, vélo, ski nordique, escalade … L’itinérance, lente, au contact de la nature, en van, en tente, à vélo ou à pied me fait beaucoup de bien. Enfin, j’aime l’univers imaginaire de la Fantasy : Tolkien en est un bon exemple. Ce dernier a compris très tôt l’importance de la nature, qui a une place centrale dans ses ouvrages.

Tu habites où ?

Encore aujourd’hui, je vis dans la Drôme à quelques pas du pied du Vercors. Ce département, je le redécouvre aujourd’hui, l’appareil ou les pinceaux à la main (et parfois avec rien à la main aussi ^^). Il est magnifique, rempli d’espaces naturels peu impactés par l’homme, c’est ressourçant. Montagne, rivières, grottes, falaises, prairies … sa diversité et sa situation peu éloignée de la mer en font un lieu de vie attachant.

Un grand merci à Vincent pour avoir pris le temps de répondre à l’interview et de nous faire partager ses photos ! Nous nous connaissions sans nous connaître, ayant eu parfois quelques contacts téléphoniques travaillant à la Fédération Française de Volley. J’ai appris plus tard qu’il était mordu de photos, et j’ai découvert ses magnifiques clichés de la nature. Vincent a une sensibilité toute particulière, amoureux de la nature dans son ensemble et il la sublime d’une très belle manière ! Je vous laisse ci-dessous le lien de de ses réseaux sociaux :


Quant à moi, je vous donne rendez-vous pour une prochaine interview ! N’hésitez pas à laissez vos commentaires et questions concernant le travail de Vincent ! Je vous dis à bientôt !
🙂


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7 réflexions sur “Interview #38 – Vincent Favre”

  1. Un photographe que je suis depuis un petit moment déjà. Ces images me touchent beaucoup, je suis assez sensible à ce qui m’entoure et surtout à la nature. J’aurai aimé vivre à la montagne. C’est un réel plaisir de le découvrir comme l’a dit Cédric.

  2. Merci Anne pour cette très belle interview.
    Vincent Favre est un des vrais Talent français, heureux de le voir ici et de découvrir l’homme derrière le photographe.

    Encore merci à vous deux ! 🙂

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