Anne Landois-Favret Anne Landois-Favret

Olympus OMD E-M10

 

Pour changer un peu, je vous propose un article consacré à l’Olympus OMD E-M10. En effet, début septembre, j’ai craqué et j’ai décidé de l’acheter. Je recherchais un appareil complémentaire, pas de remplacement de mon reflex. Je voulais un appareil plus petit et plus léger. Plus facile à emporter dans un sac de tous les jours, plus discret aussi. Après plusieurs lectures et conseils, j’ai opté pour l’E-M10. J’ai gardé mon reflex car ils ne font pas la même chose pour moi. Le reflex a un objectif macro, un zoom et me permet d’obtenir de jolis bokeh par exemple. L’hybride est plus nomade, plus citadin. Voilà donc la bête :

 

 

L’E-M10 a un viseur électronique (je n’en voulais pas un sans, comme les Nikon 1 par exemple), et c’était un peu la grosse inconnue, j’avais lu beaucoup de choses dessus, et il y a beaucoup d’avis partagés, certains s’y font, d’autres pas. J’ai eu l’occasion de le tester grâce à Françoise (du site Just a look) qui a un E-M5, et j’ai trouvé ça très confortable, je n’ai pas du tout été gênée par ce type de viseur. Je voulais que l’appareil ait absolument du RAW, car je suis habituée à travailler avec, tant les possibilités de ce « format » sont grandes et souples. J’ai aussi été très intéressée par le fait que l’on puisse choisir avant la prise de vue le ratio d’image, j’aime beaucoup le format carré (il y a d’autres formats disponibles), ça permet de voir ce que la composition va rendre de suite, et si on photographie en RAW, on peut changer d’avis, car la photo est prise dans le format natif de l’appareil (du 4/3) et l’on peut, une fois le RAW ouvert dans un dérawtiseur changer d’avis et sélectionner un autre format, ce n’est qu’une sorte de filtre qui est appliqué. Mais attention, si l’on ne photographie qu’en JPEG, ce choix disparaît, si vous faites du carré, votre image sera uniquement en carré, tout le reste autour étant perdu. On voit le viseur électronique sur les photos suivantes, en haut. Un des avantages du viseur électronique, c’est que l’on peut afficher tout un tas d’informations dedans, des guides pour l’horizon, très utiles, les verticales et quasiment toutes les options que l’on peut retrouver par le menu quand on regarde sur l’écran arrière. Juste au-dessus du bouton « INFO », il y a une sorte de grip, ou mini poignée qui est faite pour accueillir le pouce droit et je dois dire que c’est vraiment très bien pensé ! L’appareil, même s’il est léger, tient bien en main grâce à cette poignée. Il a un écran orientable, pas monté sur rotule comme ça se fait assez souvent, mais avec une glissière, il s’incline soit vers l’avant, soit vers l’arrière, plutôt pratique :

 

Je l’ai testé sur mes sorties pour débusquer les petits slips. Je l’ai mis à rude épreuve car je photographie depuis la voiture en marche, avec des vitesses aux alentours de 1/500. Je l’ai trouvé bien réactif, après il m’a juste fallu un petit temps d’adaptation par rapport au temps où j’appuie sur le bouton du déclencheur et la prise de la photo. Forcément, c’est un autre fonctionnement, une autre marque aussi, donc il faut juste apprendre à le connaître et à s’y faire. Quand j’ai eu mon reflex, j’ai eu tout à apprendre finalement. Je l’ai également bien éprouvé quand je suis allée à Londres en novembre. J’avais décidé de ne prendre que cet appareil pour m’entraîner au maximum, pour refaire encore et encore des réglages, des changements d’options pour mieux les mémoriser. J’ai été très satisfaite de l’E-M10, il a même su très bien se défendre en basses lumières. Je l’ai fait monter à 6400 pour prendre le London Eye aux couleurs de la France (je l’avais posté sur Facebook, mais vous pourrez la voir quand je publierai l’article sur Londres de toute façon). Alors oui, il y a un léger grain visible après passage par Lightroom, mais je trouve qu’il monte plus proprement les ISO que mon D5100. Bon, après je vous l’accorde, ils ne sont pas de la même année non plus, le D5100 est sorti en 2011 et l’E-M10 en 2014 :

 

Sur le dessus de l’appareil, vous trouvez plusieurs molettes. A gauche, celle pour les différents modes de prises de vue, on retrouve les classiques PSAM, mais aussi des modes prédéfinis, qui ne me servent pas trop, mais ça peut séduire certaines personnes j’imagine. A droite, il y a 2 molettes, celle la plus près du centre sert à régler la valeur modifiable qui a été sélectionnée, par exemple si vous êtes en priorité ouverture, elle réglera donc l’ouverture. La molette plus à droite sert par défaut à régler l’exposition. Vous pouvez la coupler avec une touche Fonction pour régler d’autres choses. Cet appareil fait également de la vidéo (petit bouton orange sur le dessus). Je l’ai testé plusieurs fois et j’ai trouvé que c’était réactif au niveau du focus, que la qualité et la fluidité étaient au rendez-vous. Attention tout de même au cache de la griffe du flash, elle ne demande pas grand chose pour se faire la malle, j’ai cru l’avoir perdu à Londres à force de sortir et ranger l’appareil, mais finalement, elle était tombée au fond du sac :

 

Pour information, il n’est pas tropicalisé comme l’E-M5. C’est vrai que j’aurai préféré, mais il est de plus en plus dur de trouver l’E-M5. Et finalement, ça ne me change pas d’avec le reflex, je le protège de la même manière des intempéries. Niveau connectique, il y a ce qu’il faut, un port HDMI et un port USB. On peut en retrouver plus sur d’autres appareils, mais pour l’utilisation que j’en ai, cela me convient très bien. Il y a un petit cache en plastique qui est discret et qui reste bien en place :

 

Voilà des vues du dessous, on peut voir le pas de vis pour mettre sur un trépied, et sur la gauche le logement pour la batterie et la carte mémoire. Je trouve que la carte mémoire est un peu difficile à enlever quand on n’a pas d’ongle. J’imagine un gars avec ces grosses pattes et pas d’ongles, ça doit être marrant à voir ! :p Au niveau de la batterie, l’emplacement est accessible, pas de souci là-dessus. J’avais lu partout que les batteries des hybrides duraient moins longtemps que celles des reflex, ce qui est tout à fait logique puisque le viseur électronique consomme plus. Je m’attendais donc à la recharger toutes les 2 ou 3 petites balades, mais en fait, ce n’est quand même pas aussi horrible qu’on le dit. J’ai été agréablement surprise. Par exemple, quand je suis allée à Londres, j’y suis restée à peu près 5 jours, et bien, je n’ai rechargé qu’une fois, et encore je n’étais pas au bout, c’était par sécurité. Je n’ai pas mitraillé non plus, mais j’ai du prendre une moyenne de 100 photos par jour. J’avais même acheté une seconde batterie au cas où, elle n’a servi que le dernier jour :

 

Je l’ai eu en kit avec un zoom 14-42 mm qui équivaut à un 28-84 en full frame. Je voulais vous montrer la différence quand le zoom est rentré et quand il est à la position 42 mm. La bague de zoom est un peu plus dure à tourner que celle de mon D5100 mais on s’y fait, rien de bien méchant. Il tourne dans l’autre sens également, mais si on vient d’un Canon ou d’un objectif Sigma par exemple, ça ne devrait pas vous dépayser. Il y a un flash intégré, que je n’utilise pas, comme sur le reflex. Ce qui est pas mal, c’est qu’il y a une griffe sur le dessus. Je n’ai pas vu beaucoup d’hybrides avoir les 2 possibilités. Pour enlever ou mettre un objectif c’est très sympa, rien de particulier à dire dessus, c’est très classique :

 

En conclusion, j’en suis très satisfaite ! Pour quelqu’un qui recherche un appareil performant comme la moyenne des reflex vendus à ce jour, qui est discret, qui se glisse facilement dans un sac de ville, l’hybride est une bonne option. Il a une très bonne gestion de la montée des ISO, il est réactif et le mode vidéo est tout à fait satisfaisant pour un petit usage. Le cache de la griffe du flash s’en va un peu trop facilement et la carte mémoire n’est pas forcément très facile à sortir. Pas de tropicalisation, mais un déclenchement assez silencieux. Je n’ai pas eu de comportements bizarres, il me paraît fiable, mais parlant d’électronique, c’est souvent la loterie … On pourrait ajouter que l’écran se salit vite, mais j’ai un peu le même souci sur le reflex.

Ce n’est que mon humble avis, je ne suis pas professionnelle de la critique de matériel, donc tous les critères énoncés ici ne sont que des critères par rapport à mes goûts et à ce que je recherchais.

Et vous, connaissez-vous cet appareil, si oui, qu’en pensez-vous ? Etes-vous tenté pour passer à un hybride, gamme qui a de plus en plus la côte ?

 


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14 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    22 décembre 2015 at 13 h 45 min 

    Merci Esther ! Tu m’as grandement aidé dans mon choix, ma seule inconnue était le viseur électronique que j’ai pu tester grâce à toi ! Pouvoir tester est très important, même si en magasin on peut le prendre en main, pour le reste c’est souvent compliqué. Je voulais voir les menus et le viseur électronique et dans un magasin il était présenté sans la batterie, et quand j’ai demandé au vendeur de la mettre pour l’allumer, il m’a dit qu’il n’avait même pas de batterie pour cet appareil, que le constructeur, soit disant, ne lui en avait pas fourni … Très pratique !
    Pour les photos de Londres, il va falloir encore patienter un peu, j’ai quelques petites choses à publier avant … 😀

  • Esther FR
    22 décembre 2015 at 11 h 18 min 

    Bravo pour cet article détaillé Anne ! Je retrouve les points forts de l’E-M5 dans ta description, ce sont des cousins très proches, la tropicalisation en plus pour l’E-M5, mais ça ne sert pas tous les jours !
    Je comprends que tu n’abandonnes pas le reflex, le rendu n’est effectivement pas pareil en cas de macro, de bokeh ou de zoom important. En plus du kit (à peu près le même que le tien) j’ai ajouté un 40-150 (qui correspond environ à un 50-200 en APS-C) ce qui m’a permis de ne plus trop utiliser le reflex. Comme tu le dis, le fait de pouvoir emmener l’hybride partout joue beaucoup, ainsi que le type de sujet (en photo de rue, ou plus généralement en milieu urbain, c’est top). Il existe des objectifs à focale fixe qui font de jolis bokeh, car ils ont une plus grande ouverture, comme le 45mm à f/1.8. Après, ça devient un budget, et il faut faire un choix entre continuer à utiliser le reflex ou basculer complètement en hybride…
    Maintenant on attend les photos de Londres !!

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    21 décembre 2015 at 19 h 28 min 

    Merci Delphine ! Je comprends tout à fait, et plus on avance dans le temps, plus ils gagnent en performance ! Après, les plus grands capteurs ont de plus beaux bokeh, j’avoue que j’en suis fan aussi. Ce sont des pratiques différentes et elles se complètent.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    21 décembre 2015 at 19 h 26 min 

    Merci Amor ! Ce genre de petits appareils est idéal pour la pratique de la street photo par exemple. Je m’y essaye de temps en temps, mais je ne suis pas tout à fait dans mon élément, j’apprends doucement !

  • Delphine
    21 décembre 2015 at 19 h 21 min 

    Moi qui ai un hybride depuis plus de 3 ans j’ai du mal à revenir au reflex 🙂
    Trop de poids et d’encombrement 🙂
    La légèreté et les capacités techniques de l’hybride d’aujourd’hui en font un compétiteur hors pair !

  • Amor
    21 décembre 2015 at 19 h 12 min 

    Bonjour Anne.
    Un bel appareil dont tu as fait une présentation exhaustive sur l’essentiel sans rentrer dans le jargon. J’ai le même type d’appareil avec un 18-55mm d’une autre marque mais globalement à quelques détails près c’est pareil.
    Pour les félins les oiseaux c’est sur que c’est un peu court mais pour tous les jours léger pas encombrant discret c’est l’idéal.
    C’est mon compagnon quotidien.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    21 décembre 2015 at 14 h 38 min 

    Merci Donlope ! Il y a des personnes qui changent complètement, qui n’utilisent plus leur reflex après, car ils sont vraiment très polyvalents ces petits hybrides, et le parc d’optiques est grand, en tout cas chez Olympus. Moi je ne me voyais pas abandonner et me passer de mon reflex, rien que pour le zoom (qui me sert beaucoup au parc des félins) ou bien encore la macro ! Je ne me voyais pas non plus racheter toutes ces optiques pour l’Olympus, c’est un budget ! 🙂

  • Donlope
    21 décembre 2015 at 13 h 54 min 

    J’avais regardé cet olympus au moment ou j’ai acheté mon fuji.
    En tout, ton retour est très intéressant et je pense qu’on a eu un peu la même démarche, en tout cas, je suis personnellement ravi d’avoir un deuxième boitier et les 2 sont complémentaires!

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    21 décembre 2015 at 12 h 01 min 

    Merci Bruno ! J’espère que cela pourra te servir effectivement. Pas forcément cette marque, mais peut-être un hybride … ? Un bridge, je ne te le conseille pas, ça commence à être dépassé, le capteur est encore plus petit il me semble.
    Concernant l’autofocus, je le trouve aussi rapide que celui de mon reflex, pas de différence notable.

  • Bruno
    21 décembre 2015 at 10 h 48 min 

    Et la réactivité de l’autofocus par rapport au reflex ?

  • Bruno
    21 décembre 2015 at 10 h 44 min 

    Anne,très intéressant cet article.
    Je suis en effet comme toi en recherche d’allègement !Cela fait un moment que je regarde vers les bridges sans vouloir me détacher forcement du numérique(et pourquoi pas ????)
    Le sony alpha me séduisait assez mais son prix moins…
    Celui que tu as acheté ,je m’y étais aussi arrêté dessus.
    J’apprécie aujourd’hui ce retour que tu partages sur cet appareil.
    Le format carré m’attire aussi beaucoup et cette fonction est intéressante du coup…
    je vais m’y replonger
    Merci.

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