Anne Landois-Favret Anne Landois-Favret

Combas à Chamarande

 

Le 19 Août dernier, nous avons visité le domaine départemental de Chamarande dans l’Essonne (91). Je n’avais encore jamais visité ce lieu, il y a un château et un grand parc. J’en en avais entendu parler car c’est assez grand et il y a de temps en temps des expositions, le domaine accueille un centre d’art contemporain. C’est ma maman qui a eu l’idée de la visite, elle avait repéré une exposition sur Robert Combas qui s’appelle « PAS DROIT ! Meubles de circonstance, complètement déjantés ». Alors pour tout vous dire, je ne connaissais pas du tout, pour ceux qui sont un peu largués comme moi, je vous fais un petit topo !

 

La petite histoire

Robert Combas est né à Lyon en 1957 et est peintre de formation. Il a fait l’école des Beaux-Arts de Montpellier et il est le chef de file de la Figuration Libre, un mouvement qui a pour règles de « faire ce qu’on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement ». Il est classé dans l’art contemporain et s’est imposé sur la scène internationale dès le début des années 80. Au début des années 2000 il s’oriente vers la création de mobiliers d’artiste, il les dessine et les peint et la fabrication est réalisée par les soins de Jean-Claude Maillard. Robert Combas réalise également des créations visuelles, sonores et performatives :

 

Nous nous sommes rendus à Chamarande en voiture, mais on peut très bien y aller en transports. La gare de Chamarande sur le RER C est juste à côté, quelques minutes à pieds suffisent pour rejoindre l’entrée du domaine :

Allée du château

 

Le début de la construction du château date de 1654, il est de style Louis XIII et son architecte est Nicolas de l’Espine. Le château est la propriété du Conseil Départemental de l’Essonne, il est classé Monument Historique depuis 1981. On retrouve également le dépôt principal des Archives Départementales :

A cheval

 

Dans la cour, on remarque déjà quelques œuvres de Robert Combas comme ces chevaux très représentatifs de son style. On sent déjà le contraste entre l’ancien et l’art contemporain s’installer :

 

Robert Combas est donc également sculpteur, on croise quelques statues, même si ce n’est pas ce type d’œuvres que l’on va retrouver le plus à l’intérieur du château :

 

Juste après l’entrée, dans un couloir, une fresque murale nous attend, elle est grande, ça doit être du boulot ! Ces formes un peu naïves ou simplistes sont sa patte. Je vous le dis tout de suite, ce genre de dessins n’est pas du tout ma tasse de thé, mais c’est toujours intéressant de découvrir des choses vers lesquelles on n’irait pas instinctivement :

Méli-mélo

 

J’aime bien le contraste avec la décoration du château, ça n’a rien à voir, c’est anachronique même ! 🙂 On trouve quelques pièces de mobilier sur la droite, plein de couleurs. On retrouve également des tableaux, la peinture étant ses premières amours, le cadre est aussi décoré avec soin :

 

On peut même marcher sur (du) Combas ! Quelques tapis ici et là ponctuent des salles remplies de mobiliers et de sculptures. Le cheval à l’air d’avoir pris un produit illicite, ou alors est-ce son air naturel ? :p :

Pas dans ses baskets

 

Certaines pièces sont pleines à craquer d’œuvres. Entre la décoration d’origine du château et les pièces de Combas, il y a de quoi saturer un peu l’œil par moment. Combas a eu une période un peu tribale, on retrouve de guerriers disséminés un peu partout. Des bureaux, des tableaux, des choses non identifiées aussi il faut bien le dire, mais ça permet de se poser des questions et de discuter avec les autres visiteurs, chacun y va de sa spéculation. Quand je m’interroge sur certaines œuvres, ma mère me dit que c’était une autre époque, qu’il faut replacer ça dans le contexte … ok ! 🙂 :

 

Des petites jambes qui ont l’air de se faire la malle, ça m’a fait marrer ! Il y a vraiment de tout, on a aussi des tapis dans cette salle, des peintures ou bien encore des objets « design » :

Combas

 

Dans cette pièce on retrouve 14 tableaux de 2 mètres de haut par 80 cm de large qui représentent des femmes, toutes très différentes. Ici, des sortes de totems colorés, avec des yeux partout :

 

Une grande table de salle à manger ainsi que les chaises ont été réalisées, c’est du boulot ! La table en elle-même est plutôt sobre, les chaises quant à elles ont de toute évidence sa patte :

A table !

 

Au rayon des objets d’art, on retrouve des guitares, dans la pièce il y en avait bien plus que 2. Je n’ai pas réussi à savoir si on pouvait en jouer ou si c’était simplement décoratif. A droite, une collection de lampes bustes, elles sont toutes différentes :

 

La visite est terminée, nous partons explorer le parc. Il couvre 98 hectares, on y retrouve des pelouses, de grandes allées ou bien encore un ours bleu, réalisé par Richard Orlinski, un sculpteur de renom. Il avait fait une exposition sur le domaine et cette statue est restée. L’ours fait tout de même 3 mètres de haut, bref, pas commode l’ursidé :

 

Au détour d’une allée, il y a ce bâtiment qu’on appelle l’Orangerie. Il y a également des expositions à l’intérieur. Robert Combas y est aussi à l’honneur à ce moment-là. « Les Sans Pattes » est un groupe qu’il a créé avec Lucas Mancione, un autre plasticien et on retrouve dans ce bâtiment des photos d’eux sur scène, des vidéos plutôt zen, le tout isolé de la lumière de l’extérieur. Ça permet de déconnecter, d’être dans sa bulle, on était presque à 2 doigts de s’endormir sur les transats :

Orangerie

 

Entre tableaux colorés des 2 plasticiens/musiciens et des vidéos de ciels, c’est une invitation à se poser dans un transat pour s’imprégner de l’ambiance :

Sur la plage carrelée

 

A quelques cheveux de sombrer dans le sommeil, nous nous ressaisissons et sortons de ce « piège » trop plaisant pour continuer la balade. Dehors, il fait un superbe soleil, il serait dommage de ne pas en profiter pour explorer le parc. Nous passons devant une photo qui nous permet de voyager dans le temps :

 

Lors de la balade nous croisons des bambous et quelques arbres fruitiers. Il y a également un terrain (au fond, derrière les arbres) qui sert parfois de cinéma en plein air, ça doit être agréable l’été :

 

Il y a aussi la Juine, un petit cours d’eau qui passe sur le domaine, les bords sont plaisants et puis on croise aussi des gens qui se baladent tranquillement. On peut même croiser dans le fond du parc des maisons d’habitation, eh oui, des gens vivement sur le domaine, la belle vie 🙂 :

Directions

 

Carnet pratique

Domaine Départemental de Chamarande | 38 Rue du Commandant Arnoux – 91730 Chamarande |  Site

 

Pour ceux qui se posent la question, l’entrée était gratuite, sur leur site je n’ai pas trouvé de tarifs, on peut donc penser que c’est gratuit tout le temps. Alors, y a-t-il des amateurs de Robert Combas dans l’assistance ? Qu’aimez-vous dans ses créations, son style ? Qu’en pensez-vous si vous le découvrez ? 🙂

 


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8 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 février 2018 at 19 h 51 min 

    Merci Amor ! Combas aime bien la musique et le rock, vu son groupe Les Sans Pattes ! Ça devait être sympa cette expo ! 🙂

  • amor
    27 février 2018 at 19 h 00 min 

    Comme Esther j’avais été à Chamarande au même moment qu’elle, il y a toujours des expos chaque été et c’est gratuit. Le parc est splendide c’est un bel endroit de promenade. J’aime bien Combas j’avais vu un expo à Lyon il y a quelques années qui s’intitulait ma peinture c’est du rock, j’avais bien aimé.
    Le vase entre les deux guitares est absolument géant !!
    Tes photos lui rendent bien hommage.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    24 février 2018 at 10 h 50 min 

    Merci Chris pour ton passage ! Eh oui, les formes et les couleurs, c’est important, ça attire l’œil, ça nous parle ! 🙂

  • Chris
    23 février 2018 at 19 h 31 min 

    Ce n’est pas non plus ma tasse de thé à priori mais il y a beaucoup de gaité dans ces oeuvres.
    Malgré tout je trouve toujours intéressant de découvrir de nouveaux artistes.
    Ce que j’ai aimé le plus ce sont toutes ces couleurs chatoyantes.
    Bonne soirée

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    23 février 2018 at 9 h 23 min 

    Merci Anne ! Eh oui, l’ours est imposant ! 😀

  • Anne
    23 février 2018 at 8 h 05 min 

    Le domaine est magnifique, et le contraste avec l’art contemporain plutôt sympa. Ah, quel bel ours!

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    22 février 2018 at 21 h 56 min 

    J’espère que tu vas retrouver tes photos Esther ! Contente en tout cas que ça t’ait rappelé des souvenirs ! 🙂

  • Esther
    22 février 2018 at 20 h 53 min 

    Ravie de retrouver le domaine de Chamarande, que j’ai découvert il y a quelques années quand je n’avais pas encore mon blog. Il y avait alors des immenses pièces d’ameublement (chaises, bancs…) qui semblaient faites pour un Gulliver géant, on s’est bien amusé à y grimper (en extérieur). A l’intérieur du château il y avait aussi une expo d’œuvres contemporaines bizarres, et le contraste avec le classicisme du lieu est très intéressant. Je vois que c’est toujours le cas. J’avais pris plein de photos, mais je ne les retrouve plus… faut que je fouille dans mes archives ! le parc est superbe aussi. L’ours bleu de Richard Orlinski, ça me dit quelque chose, je crois que j’ai vu une sculpture semblable à Venise l’année dernière !

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