Anne Landois-Favret Anne Landois-Favret

Budapest – Óbuda et Vasarely

 

Budapest, c’est la réunion de 2 villes, Buda est Pest. Mais en fait, c’est la version simplifiée, car il y a en fait eu fusion de 3 villes, il y a également Óbuda. Nous avons fait une balade dans ce vieux quartier [1] (c’est le 3ème district). Nous avons pu y voir des maisons perdues entre des immeubles [4], un musée sur un plasticien hongrois [2], une petite église discrète [3], un amphithéâtre militaire [5] ou bien encore une très vieille rue [6].

 

La petite histoire

Óbuda était une ville de marché indépendante jusqu’en 1873. Il ne reste pas beaucoup de choses d’origine, mais des maisons romanes et baroques ont été restaurées assez récemment. Le centre a été aménagé avec soins, divers restaurants et musées rendent le coin attractif. Le quartier bénéficie d’un contraste d’architectures, car les anciennes maisons et rues se retrouvent à côté de grands ensemble d’immeubles datant de l’ère communiste. Le quartier abrite également le très populaire festival Sziget (sur une île proche), un festival de musique créé en 1993 et qui se déroule la deuxième semaine d’Août. On y retrouve de tous les styles de musique, électro, rock ou bien encore world music et on y retrouve une cinquantaine de scènes et de chapiteaux :

 

Nous nous sommes rendus à Óbuda par le tram (1) et sommes descendus à la station Szentlélek tér qui a le train de banlieue 5 (qui va à Szentendre) en correspondance. Pour atteindre la Fő tér (place principale), il suffit de vous diriger vers le nord. De petites maisons vous attendent, pleines de charmes avec des installations urbaines très colorées et des restaurants et boutiques d’artisanats :

 

En haut de la place, on retrouve un café ainsi que l’office du tourisme. Devant le bâtiment, une statue de Sinbad, le héros des nouvelles et du roman-fleuve de l’écrivain hongrois Gyula Krúdy. Si vous tournez à droite vers Hajógyár utca, vous verrez des filles tenant des parapluies. Ces statues ont été réalisées par le grand sculpteur hongrois Imre Varga :

 

Nous sommes donc allés au musée dédié à Victor Vasarely, un grand plasticien hongrois. Il est né en 1906 et est décédé à Paris à l’âge de 90 ans, il s’était même fait naturalisé français. Il a travaillé dans la pub, au début du musée on retrouve des dessins s’y rapportant. Il est surtout connu pour des œuvres modernes, colorées et plein de formes, qui s’appuient sur l’optique (mouvement de l’Op’Art). Il s’illustre donc avec de l’art abstrait géométrique. Je connaissais brièvement, mais à chaque fois que j’entend son nom, je ne peux m’empêcher de repenser au film « Les Trois Frères », si vous remettez la scène dont je parle … 🙂 . Le musée était quasi vide, un vrai bonheur. Le quartier n’est pas des plus touristiques et ce genre d’art n’est peut-être pas le plus populaire. Le musée a une entrée discrète, nous sommes passés devant une fois sans nous arrêter et avons du revenir en arrière pour y accéder :

 

Ces tableaux sont hypnotiques, et certains peuvent parfois donner mal à la tête, tant cela joue avec les illusions d’optiques ou des motifs très géométriques. Ce n’est pourtant pas ma tasse de thé ce genre d’art, mais je dois dire que si c’est coloré et géométrique, je peux me laisser embarquer. De plus, je trouve toujours intéressant de voir quelques artistes du pays que l’on visite :

Pas coloré

 

Le musée est sur 2 niveaux, à l’étage on retrouve le plus gros des grands tableaux colorés et géométriques. On peut même tester un casque VR, de réalité virtuelle. Plusieurs de ses tableaux se retrouvent sur les 6 côtés, donc également au plafond et au sol, une dame nous conseille de rester assis et d’éviter de se lever et marcher avec le casque, ça peut être un peu déroutant la première fois :

 

Cette grande œuvre n’est pas une peinture mais une tapisserie ! Elle doit bien faire 3,50 m de haut, quand on s’en approche, on remarque un travail précis et minutieux :

Tapisserie géométrique

 

Entre tous ces tableaux colorés, il y a aussi des pièces plus atypiques comme ce jeu d’échec tout en verre :

 

A la sortie, au sud de la route où se trouve le tram, une église discrète pointe le bout de son nez, c’est l’église paroissiale Saint-Pierre-Saint-Paul. Elle est donc de confession catholique et a été construite au 18ème siècle :

 

Non loin des bords du Danube, on retrouve plusieurs immeubles de ce style juste à côté de vieilles maisons. Au départ, j’ai eu un peu peur, je me suis dit que ça allait peut-être un peu craindre, peut-être mon « habitude » de l’Ile de France, et au bout de quelques mètres, j’ai pu constater qu’il n’y avait pas de souci, tout est propre, les rues comme les bâtiments dont les ravalements semblaient plutôt récents. Les gens que l’on a croisé avaient le sourire bref, rien à signaler. Óbuda c’est aussi ce contraste entre anciens et modernes, ces immeubles datent de l’époque communiste :

Immeuble calme

 

A côté des immeubles, un plus vieille bâtisse dont je n’ai que peu d’informations, les inscriptions en façade sont apparemment en hébreu. En allant au sud-ouest, on tombe sur un ancien amphithéâtre militaire. Il ne reste évidemment que quelques ruines, mais on distingue bien les fondations. Il a été construit vers 145 :

 

Nous nous sommes dirigés vers la Mókus (qui veut dire écureuil) utca, une très vieille rue entourée de quelques HLM. On y retrouve des maisonnettes néoclassiques construites entre 1780 et 1840 avec des matériaux médiévaux de remploi. Cette rue donne une impression de village miniature. Nous avons dégusté une très bonne limonade dans un jardin à bières bien connu dans le quartier :

 

Carnet pratique

Musée Vasarely | Szentlélek tér 6 | 800 forints (environ 2,60 €) | Site
Mókus Sörkert (restaurant et jardin à bières) | Mókus utca 1-3 | Site

 

Le quartier de Óbuda est méconnu et pourtant très intéressant. Si vous cherchez une visite qui sort des sentiers battus, vous avez trouvé ! Entre ancien et nouveau, culture et restaurants typiques, ce quartier, qui se visite sans trop de monde, saura sûrement vous charmer comme il nous a charmé ! 🙂

 


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12 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    24 décembre 2017 at 18 h 01 min 

    Merci pour ton passage et l’information Durand (pas trouvé ton prénom !). Très bonnes fêtes également ! 😀

  • DURAND A
    24 décembre 2017 at 14 h 51 min 

    Il y a un musée Vasarely à Gordes également ! c’est plus proche 🙂

    merci du partage ! et Bonnes fêtes !

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    6 décembre 2017 at 18 h 39 min 

    Merci Amor ! Vasarely était aussi connu pour la partie optique et c’est sûr qu’on a dépassé ce stade avec le numérique ! :p

  • Amor
    6 décembre 2017 at 17 h 48 min 

    Un quartier qui sort des sentiers battus. J’aime beaucoup la photo de l’immeuble avec les numéros tout en haut et les pavés anciens, beaucoup de présence. Vasarely était célèbre dans les années 60 ses formes étaient très utilisées et moderne. Le temps passe il est devenu un peu désuet je trouve.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 novembre 2017 at 19 h 45 min 

    Merci Esther ! Vasarely, tout le monde a du en voir au moins une fois, même si on ne se souvient pas toujours du nom ! 🙂

  • Esther
    27 novembre 2017 at 19 h 05 min 

    Belle balade hors des sentiers battus, merci de nous faire découvrir ce quartier, et le musée (je connaissais Vasarely de nom, je me souvenais des œuvres en illusion d’optique, mais je ne faisais pas le lien !! bien vu, le tee-shirt bleu majorelle sur le noir et blanc du tableau 🙂

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 novembre 2017 at 13 h 42 min 

    Merci Donlope ! Il y a des pays moins connus qui méritent d’être découverts ! 🙂

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 novembre 2017 at 13 h 41 min 

    Merci Gilderic ! 🙂

  • donlope
    27 novembre 2017 at 12 h 03 min 

    Encore une fois, ça donne envie. Ce n’est pas forcément sur ma liste de destinations à faire, mais j’avoue revoir mon jugement 🙂

  • Gilderic
    27 novembre 2017 at 11 h 50 min 

    Je ne suis pas un grand amateur de Vasarely, mais le musée et le quartier ont l’air sympas. Très belles photos lumineuses.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 novembre 2017 at 11 h 07 min 

    Merci Anne, un musée quasi vide avec un artiste que tu aimes bien, c’est toujours super !

  • Anne
    27 novembre 2017 at 8 h 13 min 

    Le musée me plairait beaucoup, et les ruelles sont charmantes avec leur pavage.

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