Anne Landois-Favret Anne Landois-Favret

Budapest – Musée National Hongrois

Pour cet article, je vous propose une halte culturelle dans le musée national hongrois [1] à Budapest. Il se trouve dans le 8ème district (Józsefváros) et vous pourrez y accéder par le métro, station Kálvin tér, la ligne 3 ainsi que la 4 y passent, mais également des tramways (47 et 49). Pour rappel, notre hébergement se trouve au marqueur [H]. Nous avons bénéficié d’une journée calme, les visiteurs étant assez rares en fin de matinée en semaine.

 

La petite histoire

Le bâtiment, de style néo-classique, est l’œuvre de Mihály Pollack et a été réalisé entre 1836 et 1846. C’est un des rares bâtiments a avoir gardé sa fonction première, il a en effet été créé à des fins d’expositions et de conservation. Ce musée est un symbole, c’est en effet sur ses marches que Sándor Petőfi (poète hongrois) déclama son chant révolutionnaire lançant la rébellion de 1848 contre les autrichiens. Le musée couvre une large période, du Paléolithique à nos jours, ce qui permet d’avoir un aperçu global de l’histoire du pays. Au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle, la collection a grandi de façon exponentielle, ce qui a conduit à la création du musée des arts décoratifs ainsi que le musée des Beaux-Arts. Même après l’ouverture de ces 2 musées, la collection du musée national restait très importante, et au 20ème siècle il a fallu à nouveau déplacer des œuvres vers de nouveaux musées ouverts à cette occasion comme le musée de l’ethnographie et le musée des sciences naturelles :

 

La journée était ensoleillée pour ne rien gâcher, ce qui nous a permis de profiter du bâtiment avec cette belle lumière. A l’entrée, trône la statue de János Arany, un célèbre poète contemporain de Sándor Petőfi :

Musée national hongrois

 

Le hall d’entrée est impressionnant. Le lustre, par contre, est assez bas, je pense que certains grands ne sont pas loin de se cogner dedans ! Le musée compte une partie en sous-sol en plus du rez-de-chaussée et de l’étage :

Hall lustré

 

L’escalier pour accéder à l’étage est très large, on ne peut pas le louper. Il faut à peine lever le nez pour observer toutes les peintures. Un petit coup d’œil en arrière et on retrouve le hall par lequel nous sommes arrivés :

 

Nous démarrons la visite dans l’ordre chronologique avec des objets anciens, de la période du Paléolithique ou juste après. Il y a énormément d’objets, il faut un certain temps pour bien les regarder tous. Le musée a mis en place des descriptifs détaillés de chaque objet. J’ai trouvé la présentation et les vitrines soignées :

Objets anciens

 

Des mises en situation sont faites, comme cette maison avec des objets à l’intérieur. Les éclairages sont bien dosés, je n’ai pas eu trop de souci pour prendre les photos. Dans le sol, une cavité a été faite pour présenter ce squelette presque entier :

 

Ces objets étaient portés en guise de porte-bonheur, on retrouve des perles, des clés, des chaines. Il y a même des croix, qui n’avaient rien à voir avec l’église chrétienne, elles étaient portées par les avars, un peuple turc de cavaliers nomades :

Porte-bonheur

 

Les récipients en or dans cette vitrine sont des reproductions, les originaux sont dans le musée d’histoire de Vienne. Ce trésor a été caché au début du 9ème siècle des attaques des francs. Le dessin de droite représente des archers avars :

 

L’allée où se trouvent les pièces que nous venons de voir. Nous prenons bien le temps de tout regarder, il n’y a personne pour nous passer devant ou pour dégainer un smartphone en mode paparazzi 🙂 :

Visite sereine

 

Nous faisons un bond de quelques siècles, et nous nous retrouvons au 14ème. Au centre une réplique de la statue de Saint-Georges qui terrasse le dragon, l’originale se trouve à Prague, près de la cathédrale Saint-Guy :

Dragon

 

Petit zoom sur Saint-Georges et ce dragon. J’ai été voir où était placée la statue originale à Prague, je ne m’en souviens pas vraiment, mais je pense que si je recherche dans toutes mes photos, je dois l’avoir. En changeant de secteur dans le musée, nous avons croisé cette superbe coupole. A Budapest, j’ai rencontré plein de belles coupoles finalement 🙂 :

 

Ici, nous avons une pièce imposante issue d’une église. On reconnait des sièges en bois, les décorations sont minutieuses et nombreuses. Les sculptures en bois sont très travaillées :

 

Je suis restée scotchée devant ce piano, je le trouve magnifique. Je ne sais plus s’il a appartenu à un compositeur connu ou pas, mais en tout cas, il est assez reconnaissable :

Piano triangle

 

Pour continuer dans les pianos, en voici un qui a appartenu à Beethoven et Liszt. la firme anglaise John Broadwood and Son l’a confectionné et il a d’abord appartenu à Beethoven qui l’a gardé jusqu’à sa mort. Il a été offert à Liszt par un vendeur d’art. En 1873, il décide d’en faire don au musée :

Piano super-star

 

Nous entrons dans la section moderne, avec tout un morceau dédié aux guerres mondiales et puis au communisme. A gauche, c’est la répartition d’après-guerre qui a été faite, on voir à droite de la ligne rouge, les pays qui ont été octroyés aux soviétiques. Sur la photo de droite, c’est le blason de la république populaire de Hongrie qui ornait les arches du pont des chaines à l’époque communiste :

 

Le drapeau de la Hongrie à cette époque avait le blason communiste en son centre. Cette version « découpée » est le symbole de la révolution hongroise :

Communisme coupé

 

On termine la visite par cette allée qui regroupe un grand nombre d’objets de cette époque. On y retrouve des posters de propagande, des enregistrements et même des vidéos :

Allée étoilée

 

Dans le quartier du musée, nous nous baladons dans de petites rues bordées d’arbres et nous croisons quelques street arts. Le midi nous avons mangé au Pointer Pub, très sympa. Nous avons pris une pizza (oui je sais, c’est pas très local, mais avec du salami quand même), c’était très bon :

 

Carnet pratique

Musée National Hongrois (Magyar Nemzeti Múzeum) | Múzeum körút 14-16 | 1600 forints (environ 5,15 €) | Site

Restaurant (Pointer Pub and Restaurant) | Kecskeméti utca 15 | Site

 

La visite du musée est terminée, et nous avons appris beaucoup de choses sur l’histoire de la Hongrie. Comme tout musée, il s’apprécie encore plus quand il y a peu de monde voire pas du tout (ça doit être les transports parisiens qui me font tant aimer la solitude :p). Le musée est parfaitement entretenu, tout est soigné, je le recommande pour se faire une idée globale de l’histoire du pays ! 🙂

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6 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    11 novembre 2017 at 9 h 55 min  - Reply

    Merci Amor ! De belles pièces nous attendent dans ce musée ! 🙂

  • Amor
    10 novembre 2017 at 17 h 32 min  - Reply

    Très belle visite.
    Le piano est effectivement remarquable quoiqu’un peu too much, celui de Beethoven est plus authentique.
    Les boiseries d’église sont magnifiques.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    8 novembre 2017 at 11 h 04 min  - Reply

    C’est un petit condensé historique effectivement ! 🙂
    As-tu bien reconnu la statue dont l’original se trouve à Prague ?
    Eh oui, tu l’as bien reconnu, moi je prend les photos et lui pendant ce temps-là, il se repose le dos ! 😀

  • Esther
    7 novembre 2017 at 23 h 47 min  - Reply

    J’ai raté cet épisode, je me rattrape. C’est plusieurs siècles en un après-midi, c’est passionnant. Cela me rappelle le musée de la ville de Londres (près de la Cathédrale St Paul). Aussi très riche.
    Je crois avoir reconnu Monsieur, qui en profite pour se reposer pendant que sa photographe est en action, eh, eh !!

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    28 octobre 2017 at 10 h 09 min  - Reply

    Merci Anne pour ton passage.

  • Anne
    27 octobre 2017 at 15 h 27 min  - Reply

    On balaie toutes les époques!

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