Budapest – Mont Gellért & douceurs

 

Dans ce article, nous allons tout d’abord faire une balade sur le mont Gellért [1], une colline qui surplombe la ville et nous ferons une halte gourmande dans la célèbre maison Gerbeaud [2], un salon de thé dont la renommée n’est plus à faire. Bref, après l’effort, le réconfort ! Pour mieux se repérer, notre location [H] est indiquée sur la carte.

 

La petite histoire

Le mont Gellért tient son nom de l’évêque Gérard (Gellért en hongrois), c’était un religieux vénitien qui fut appelé par Saint-Etienne, le premier roi du pays, pour convertir au christianisme une population qui était encore en grande partie païenne. Le mont, fait d’un gros bloc de dolomite, surplombe la ville de ces 235 mètres de haut. Le mont se situe dans l’ancienne ville de Buda, au sud de la ville et au bord du Danube :

 

Pour vous rendre tout en haut du mont Gellért, il vous suffit de vous munir de vos pieds, différents accès existent. Vous pouvez y accéder soit par la place Gellért, soit en empruntant des escaliers derrière les bains Rudas. Si vous ne souhaitez pas marcher, ou s’il fait tout simplement 35 °C, faites comme nous, prenez le bus n°27, vous le trouverez non loin de la station de métro 4 « Móricz Zsigmond körtér ». En haut se trouve la citadelle et la statue de la liberté (celle tenant la palme). Elle est entourée de 2 autres statues. Celle la plus à droite sur la photo est le « vainqueur du dragon » symbolisant la lutte contre la destruction :

Liberté

 

La statue de la liberté a été érigée en 1947 en souvenir de la « libération » de Budapest par les troupes soviétiques, elle a été réalisée par Zsigmond Kisfaludi Strobl. Elle est haute de 14 mètres et se tient sur un piédestal qui fait presque le double de sa hauteur. Ainsi, elle peut être vue de partout. Cette statue est une des dernières de l’ère communiste à être encore en place, toutes les autres se sont données rendez-vous à Memento Park. Au premier plan, on peut voir une autre statue, une homme tenant une flamme, l’allégorie du progrès :

 

La citadelle a été construite par les autrichiens (les Habsbourg) à un endroit stratégique pour surveiller la ville après le soulèvement de 1848. Nous n’avons pas réussi à trouver une entrée mais apparemment à l’intérieur il y a des expositions, un restaurant panoramique, un hôtel et un musée :

Citadelle

 

Sur les flancs de la colline, côté Danube, on a une superbe vue sur presque toute la ville. Sur la photo de gauche, on peut apercevoir le palais royal, reconnaissable à sa coupole verte. Tout au fond, au loin, on discerne à peine la pointe sud de l’île Marguerite. Sur la photo de droite, on voit le pont Elisabeth qui se situe en bas du mont Gellért :

 

En regardant plus au sud, on peut voir le pont de la liberté avec, juste derrière, le grand marché couvert. On prend mieux conscience des volumes du bâtiment :

Grand marché couvert

 

Comme en haut de la colline du château, on retrouve des stands pour s’essayer au tir à l’arc. Malgré la chaleur, il y avait quand même quelques courageux. Si on regarde plein sud, on voit le Danube filer, et un bout de la colline (la verdure en bas de l’image). Juste derrière ces arbres, on remarque une coupole, c’est celle de l’hôtel Gellért, un établissement renommé qui abrite également des bains réputés (on y reviendra dans un autre article). Quand on redescend côté Danube, tout en bas, il y a à voir une église troglodyte (que nous n’avons pas fait) :

 

Dans le centre-ville, à Vörösmarty tér, une place très touristique, vous pourrez retrouver le salon de thé Gerbeaud. Par le métro, c’est le terminus sud de la ligne 1 du même nom que la place, à ne pas confondre avec une station plus au nord de la même ligne qui s’appelle « Vörösmarty utca ». L’établissement fait toute la longueur du bâtiment, c’est assez impressionnant :

Gerbeaud

 

La maison Gerbeaud regroupe un salon de thé avec pâtisseries et chocolats ainsi qu’une brasserie. La maison a été ouverte en 1858 par Henrik Kugler. Ce dernier rencontra Emile Gerbeaud (de nationalité suisse) en France en 1882 et l’invita en 1884 à Budapest pour en faire son associé. Peu à peu, Emile Gerbeaud racheta tous les établissements tenus par Henrik Kugler et leur donna son nom. Nous sommes dans la partie salon de thé/café avec sa superbe décoration d’époque. On y retrouve des pâtisseries et des chocolats ultra appétissants :

 

La partie brasserie s’étend sur toute la longueur du bâtiment, on y passe surtout pour aller aux toilettes, la décoration est superbe, on se surprend à ralentir le pas sur le chemin. La seule période où la maison ne s’appelait pas Gerbeaud a été pendant l’ère communiste, cela s’appelait simplement « Café Vörösmarty » :

Brasserie en enfilade

 

On retrouve beaucoup de touristes à l’intérieur, mais je vous le conseille parce que c’est extrêmement bon, nous y sommes allés 3 fois sur notre séjour de 2 semaines. L’ambiance est calme et détendue. Quand on voit les prix, c’est assez cher pour les locaux, mais pour des français, ça reste très intéressant au regard du standing de l’établissement et de la qualités des mets. Il y a également une terrasse extérieure qui donne directement sur la place :

 

Les chocolats et pâtisseries sont proposés également à emporter, une bonne idée cadeau je pense. Les 3 fois où nous y sommes allés (et de mémoire, en 2000, lors de mon premier voyage) nous avons trouvé les serveuses et serveurs très gentils, ils parlent tous couramment l’anglais :

Coffrets gourmands

 

Je vous livre les photos de ce que j’ai mangé, c’est tellement beau et bon. A gauche, un gâteau (les parts sont généreuses), le gâteau d’Emile, est fait de crème de pêche blanche, financier vanille, croquant aux fèves de cacao et mousse au chocolat. Celui de droite, est un dôme à la mangue. Je n’ai plus le reste de la composition, mais c’était aussi un régal. Pour les petits curieux, voici la carte :

 

Nous avons également testé les glaces. Franchement, il vaut mieux ne pas manger avant, c’est énorme. La coupe au premier plan est une adaptation du célèbre gâteau hongrois Esterházy, du nom d’un prince. La composition est faite de macarons, de noix croustillantes, de 4 boules de glace, 2 à la vanille, et les 2 autres avec la saveur du fameuse gâteau ainsi que de la crème et un croquant à la noisette. Bref, ça cale pendant quelques heures, le soir, je n’avais pas du tout faim mais qu’est-ce que c’est bon. Pour vous rendre compte des prix, la glace est à 2850 forints, soit environ 9,15 € :

Esterházy-like

 

Carnet pratique

Mont Gellért (Gellért-hegy) | Dans le 11ème district

Maison Gerbeaud (Gerbeaud Kávéház) | Vörösmarty tér 7-8 | Site

 

La vue depuis le mont Gellért est très belle, et cela permet de mieux cerner la géographie de la ville. Vous remarquez alors qu’elle n’est pas si petite que ça, mais qu’elle bénéficie de pas mal de verdures. Evitez de faire l’ascension du mont quand il fait 35 °C (pas comme nous !), même si vous avez un bus, une fois arrivé en haut, il n’y a pas beaucoup d’ombre. Par contre, vous ne devriez pas avoir trop de mal à trouver des glaciers ! Pour tous les gros gourmands, Gerbeaud est obligatoire, vous m’en direz des nouvelles ! Alors, la balade vous a mis en appétit ? 🙂

 


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6 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    11 novembre 2017 at 9 h 59 min 

    Eh oui Amor, l’époque de réalisation de la statue doit aussi y être pour quelque chose.
    J’imagine qu’il n’y a pas qu’à Gerbeaud que l’on peut trouver des desserts délicieux, l’héritage autrichien avec ses cafés viennois a laissé/ou initié de beaux établissements !

  • Amor
    10 novembre 2017 at 17 h 47 min 

    Cette statue tout en haut est toujours moche enfin pour moi. Par contre quand on y est la vue est superbe. Belle vue sur le marché et la Danube.
    Magnifique les photos du café Gerbeaut; la brasserie est vraiment sublime.
    dans le même genre nous avions été dans un hôtel situé au bord du Danube et les gâteaux étaient aussi très sympas.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    8 novembre 2017 at 11 h 09 min 

    Merci Esther ! Rien que de me replonger dans l’article, ça me donne faim aussi ! 😀

  • Esther
    7 novembre 2017 at 23 h 39 min 

    Très gourmand cet article ! superbe établissement, ce café. La photo Brasserie en enfilade est magnifique. On se croirait dans un autre siècle. Quant aux photos de dessert, on s’y croirait ! le moelleux croustillant est parfait !!! j’aime aussi beaucoup la photo des statues (l’allégorie du progrès), compo au petit poil 🙂

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    6 novembre 2017 at 11 h 30 min 

    Eh bah oui, j’avais prévenu ! :p :p :p

  • Anne
    6 novembre 2017 at 11 h 05 min 

    Bravo, j’ai faim maintenant!

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