Anne Landois-Favret Anne Landois-Favret

Bade-Wurtenberg – Partie 2

Nous revoilà dans la région du Bade-Wurtenberg pour un second article. Pour ceux qui auraient raté le premier, il est par ici. Le Bade-Wurtenberg est une région d’Allemagne, située au sud-ouest. Elle touche la Bavière et la frontière française, on le voit d’ailleurs ici sur la carte, tout à gauche se trouve le Rhin, qui marque la limite. Pour rappel, notre logement se trouve dans la petite ville d’Albbruck [H], avec la Suisse juste de l’autre côté. Aujourd’hui, nous nous rendons à Fribourg en Brisgau [1] (à ne pas confondre avec Fribourg en Suisse !), à une vingtaine de kilomètre de la frontière française et au pied des montagnes de la Forêt-Noire. Fribourg compte environ 230 000 habitants et est tout simplement magnifique, j’ai eu un coup de cœur pour cette ville, il y a beaucoup de choses à découvrir, vous allez voir dans ce qui suit que c’est une ville riche en surprises. Pour information, elle est jumelée avec Besançon  et … Innsbruck :

 

Nous sommes arrivés en fin de matinée, il y avait environ 1h30 de route depuis Albbruck, nous avons traversé de superbes routes en pleine Forêt-Noire. Le temps était annoncé plutôt instable et c’était le cas. Nous sommes arrivés sous le soleil, puis nous avons eu de la pluie juste après. Juste le temps de découvrir de belles façades et ensuite de nous abriter sous un arbre :

 

Un rayon de soleil a pointé le bout de son nez après l’averse, pour nous laisser admirer l’hôtel de ville. C’est une construction qui réunit 2 maisons bourgeoises du 16ème siècle. Le ciel était à nouveau menaçant, et il était l’heure de manger, nous nous sommes dirigés vers Schlappen, un café qui sert également à manger. Vous le retrouverez au Löwenstraße 2, c’est un établissement que j’ai trouvé dans mon guide My Petit Futé (guide sur mesure). L’ambiance est cool, il y a même une salle couverte avec une verrière (photo) et on y mange bien :

 

A l’entrée, on peut admirer leur bar avec une assez grande collection de whiskys :

Bar rempli

 

Une des particularités de Fribourg, ce sont ces mosaïques incrustées dans les pavés. Chacune se situe face à une entrée d’un édifice ou d’une boutique, le dessin représentant l’activité du magasin. Apparemment, la ville essaye de les tenir à jour au maximum :

 

Nous sommes également passés (entre les gouttes également !) vers la tour de Souabe, la Schwabentor. Un des rares vestiges de l’enceinte médiévale. Il y en a une seconde, la Martinstor que nous n’avons pas vu. La ville a été presque totalement détruite par les bombardements en 1944, il reste également la cathédrale (que l’on verra plus tard). A droite, un édifice fort joli qui abrite un journal, le Freiburger Zeitung :

 

La ville est surtout connue pour ses Bächle. Ce sont de petits caniveaux qui datent du Moyen-Âge. Ils sont alimentés par le Dreisam et ce sur 15,5 km dont 6,4 de manière souterraine. On en retrouve à tous les coins de rue et parfois, il faut faire attention où l’on marche, j’ai failli finir le pied dedans un ou deux fois. Je trouve qu’ils donnent un charme fou à la ville, ils font partis de son identité et les habitants et commerçants en ont décoré certains, bref, je suis fan 🙂 :

 

Nous passons par la Münsterplatz (la place de la cathédrale) et pouvons observer le sublime bâtiment qui s’appelle la Maison des Marchands, toute de rouge vêtue. Elle date de 1532 et était à l’origine pour gérer les marchés de la ville, les douanes et la manutention des marchandises. Je n’ai malheureusement pas pu la prendre intégralement de face, des gradins étaient en train d’être installé pour une fête le soir :

 

Je vous présente le monument le plus célèbre de Fribourg, la cathédrale Notre-Dame de Fribourg. J’ai eu le droit à une éclaircie pour l’avoir avec un beau ciel bleu, ce n’était pas gagné ! Contrairement à la plupart des cathédrales gothiques, elle ne possède q’un seul clocher car sa construction a été financée par les habitants eux-mêmes et non par un seigneur. Son clocher fait 116 mètres de haut et si vos jambes sont encore opérationnelles après la balade dans la ville, vous pouvez le visiter (2 €). Les escaliers ne sont pas larges et les marches nombreuses, c’est sportif ! La vue d’en haut est superbe. On peut quasiment en faire le tour, on peut voir une partie de la nef avec ses deux tours :

 

On a également une jolie vue sur la place, on remarque d’ailleurs la scène qui était en train d’être montée (les pauvres ouvriers, entre toutes ces averses, ça ne devait pas être facile). On peut voir aussi les cloches de très près :

 

A la descente, le temps s’était couvert à nouveau et de très forts vents soufflaient, nous nous sommes vite engouffrés dans la cathédrale. Nous n’étions pas les seuls d’ailleurs ! Voici la verrière des cordonniers :

Verrière des cordonniers

 

Un petit tour sous la nef, la cathédrale est grande et il y a même plusieurs orgues (4 au total) :

 

Le costume folklorique des femmes dans les villages de Forêt-Noire comporte ce chapeau avec ces boules rouges (pour les célibataires, sinon elles sont noires). Cela ressemble beaucoup à des cerises, éléments indispensables dans le fameux gâteau. On ne sait pas trop si ce sont ces chapeaux qui ont contribué à donner le nom au gâteau, l’origine à l’air un peu floue :

Chapeau-gâteau

 

Nous repassons dans le secteur de l’hôtel de ville. J’ai beaucoup aimé cette superbe maison rouge/orange qui se trouve juste à côté, c’est l’ancien hôtel de ville et il abrite maintenant l’Office du Tourisme. A droite, un dernier regard sur la ville, avec le soleil enfin revenu. Il aura joué à cache-cache toute la journée, mais nous avons réussi à nous abriter les moments où il pleuvait. La ville mérite qu’on s’y attarde toute la journée, ce n’est pas forcément grand, mais il y a tellement de petites rues, de monuments et de curiosités à découvrir. Il y a également quelques musées si vous souhaitez, un d’art moderne et contemporain et un d’archéologie :

 

Nous rentrons par les mêmes routes qu’à l’aller, c’est-à-dire en passant par la Forêt-Noire. Le soleil commençant à être un peu plus bas, la lumière sublime les paysages :

 

J’ai adoré cette ville, s’y promener est très agréable et il y a toujours quelque chose à voir. Les Bächle sont de beaux restes du Moyen-Âge, la cathédrale, miraculeusement préservée, est magnifique et impressionnante et faire la chasse aux mosaïques des édifices et commerces devient un petit jeu ! Connaissez-vous cette ville ? Etes-vous déjà allés en Forêt-Noire ?

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8 Commentaires

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    1 octobre 2016 at 10 h 28 min 

    Merci Anne ! Contente que cette ville te plaise ! 🙂

  • Anne
    30 septembre 2016 at 17 h 29 min 

    Ca correspond assez bien à l’idée que je m’en fais. C’est très joli. Et les petits canards dans la rigole, super!

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    27 septembre 2016 at 13 h 52 min 

    Merci Pascal ! Cette ville est pleine de surprises ! 🙂

  • Pascal
    27 septembre 2016 at 11 h 33 min 

    Bonjour Anne,
    Une ville bien colorée et pleine d’originalités. J’aime beaucoup la série étonnante des Bächle. Une idée assez originale pour embellir les rues. je ne connaissais pas non plus cette particularité à Fribourg: ces mosaïques à l’entrée des édifices, et pourquoi pas!.
    J’adore la dernière photo du paysage de la Forêt-Noire elle est sublime avec cette lumière.
    Merci pour ce partage Anne.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    26 septembre 2016 at 23 h 00 min 

    Merci Amor ! Une ville à faire tant elle est très de la frontière française et une vraie perle ! 🙂
    Les paysages et l’ambiance de la Forêt-Noire sont envoûtants … Nous avons eu des orages très impressionnants à notre location, je veux bien te croire !

  • Amor
    26 septembre 2016 at 18 h 13 min 

    Cette ville semble bien intéressante en plus elle n’est pas très loin en Allemagne. Je n’y suis jamais passé mais j’ai traversé plusieurs fois la forêt noire et je me souviens d’orages particulièrement impressionnants.
    J’aime beaucoup le cadrage du restaurant avec la poignée de porte on s’y invite discrètement.
    La série de rigoles à eau est très étonnante, c’est vraiment spécial tout comme les pavages.
    La dernière photo est superbe le moutonnement des verts pâturages qui répond à ceux des nuages.

  • Anne LANDOIS-FAVRET
    22 septembre 2016 at 21 h 46 min 

    Merci Esther ! Ah oui, il a bien joué à cache-cache, et au-delà du fait de devoir s’adapter photographiquement parlant, ce qui est plus embêtant c’est de devoir courir se mettre à l’abri en plein milieu de l’exploration d’un quartier, mais bon, on a fait avec ! 🙂
    Les paysages sont envoûtants. Par moment, on passait en plein milieu de la Forêt-Noire et j’ai compris pourquoi elle s’appelait comme ça, une densité de conifères incroyable, très rapprochés les uns des autres, très hauts, bref, perdu là-dedans et même en plein jour, on ne doit plus savoir où l’on se trouve !

  • Esther
    22 septembre 2016 at 20 h 31 min 

    J’aime beaucoup ta collection de Bächle, c’est original, ainsi que les mosaïques au sol.
    La photo de la verrière est sympa avec ce premier plan, on a l’impression d’entrer avec toi dans le café. La cloche très géométrique, et « la verrière des cordonniers », superbe avec ce fond bien noir. Tu as su jouer avec les nuages et le soleil. ça peut être gênant, mais aussi donner de belles photos après la pluie…
    La lumière sur les paysages est très belle, ça donne envie d’en découvrir plus !

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